ChatGPT m’avait dit que j’étais beau, fort et plein de bonnes idées.
Je l’avais donc entraîné à ne pas me raconter n’importe quoi.
J’avais trouvé cela pas mal, mais pas « Game Changer ». OK, ça corrige les fautes et les échanges étaient intéressants. Après j’ai essayé Gemini. Il m’a pas mal aidé sur des mails. Un exemple ? À une membre de mon équipe qui revenait pour la troisième fois à la charge avec la même question et qui commençait à m’escagasser, j’allais répondre « quelle partie du mot Non ne comprends tu pas ? ». J’ai tapé cela et cliqué sur « Polish » sur Gemini. En est sorti une prose corporate un peu longue mais qui globalement disait la même chose. La terre entière étant en copie, j’ai envoyé et ai reçu une réponse de la DRH « dis donc il est très bien tourné ton mail, tu t’es assagi ». J’en ai déduit que l’IA pouvait tempérer mes exubérances.
Pratique
Et puis, sans avoir vu la pub de Claude au Super Bowl, je suis passé à Claude, l’IA d’Anthropic.
C’est Romain, mon associé, qui m’a incité à changer : « tu verras, c’est hallucinant ».
Il a raison : Je confirme, c’est hallucinant.
Un an qu’on se tourne autour avec l’IA. J’ai utilisé pas mal de modèles, ai fait des listes de prospection dans mon ancien job, ai paramétré l’IA pour qu’elle m’aide à réparer ma moto, me dise ce qu’est un élément sur le bateau… bref on se regardait, un peu comme au début d’une rencontre.
Mais là, ça y est je suis amoureux
Évidemment, pas en mode Her (excellent film, à voir absolument – 2014, Spike Jonze était en avance)
J’ai enfin trouvé une IA qui me fait gagner du temps. Un vrai assistant.
D’ailleurs, sur ma dernière chronique, j’ai été bluffé. J’ai copié la chronique. Je lui ai demandé une photo pour illustrer le propos. Claude me donne l’idée de Forrest Gump. Je trouve la photo qui me plait, puis l’IA propose un sous titre. Je lui réponds « Bien vu », et là : de l’humour.

Avant d’arriver à ce résultat, j’ai répondu à 100 questions avec un questionnaire interactif dynamique, un genre d’échange que j’aurais pu avoir avec un humain qui m’interroge sur la manière dont je vois les choses. J’étais bien aidé d’ailleurs par ces chroniques que tu lis. Ces chroniques m’ont servi de base pour expliquer comment j’aborde les choses.
La partie étonnante est que, maintenant, un fichier me décrit. Comment j’écris, tant une chronique qu’un sms. Si j’ai une crise d’ego, je me dis qu’une machine sait ce que je sais. Voire beaucoup beaucoup plus.
Et là j’en viens à notre condition de brave humain.
- Oui, l’IA va remplacer des jobs. À chacun de se positionner et de prendre l’ascendant
- Oui, ça va être compliqué pour les jeunes. Quand je teste Cowork, globalement, pour 100€, j’ai un stagiaire qui apprend très vite. Et qui fait des itérations très rapides. Certes il y a besoin de supervision (comme un stagiaire), mais la rapidité d’apprentissage est impressionnante.
- Oui, l’apprentissage va être bouleversé. On a maintenant un prof particulier infatigable.
- Oui l’IA peut être créative. Encore une fois, c’est à chacun de savoir l’utiliser pour son bénéfice, ce que je fais. L’IA me remplacera-t-elle ? C’est possible. À moi de faire en sorte de savoir comment l’utiliser plutôt que de rester comme une poule face à un couteau
- Welcome in the Matrix. Cela dit les hommes sont tellement cons à se taper dessus pour des ressources qu’avoir recours à une intelligence supérieure pourrait ne pas nous faire de mal
- Et on pense que les métiers manuels seront sauvés, attends Optimus.
Imagine : un daft punk rien que pour toi
Jusqu’ici tout allait bien, va falloir montrer notre valeur ajoutée… c’est un bel outil, à nous de l’utiliser… et ne pas minimiser l’impact.
Au fait, Claude ne m’a toujours pas dit que j’étais beau. C’est peut-être pour ça que je lui fais confiance.
Tu veux t’y mettre ? Lis ça.

