Chroniques

Expérience – Froid moi, jamais !

Non, je ne vais pas vanter les mérites des thermolactyls qui font des étincelles quand on les enlève (ceux de ma génération voient très bien ce que je veux dire, les autres… bah tant pis, nous sommes dans une faille spatio temporelle).

Tony Robins, Tim Ferriss, les Navy Seals et les médecins recommandent les douches froides. Je le fais depuis quelques temps et je dois dire qu’il y  a plein de bénéfices à le faire (enlève l’acide lactique, chasse toute idée persistante, donne un boost…). En fin de douche, tourner le bouton pour mettre de l’eau froide, volontairement, est une bonne habitude (et non je ne suis pas masochiste).

Alors j’ai voulu pousser l’expérience un peu plus loin. Plonger dans une eau à 6°C pendant 3 minutes en plein hiver alors qu’il fait moins de 10°C dehors.

Evidemment, cela ne se fait pas seul, mais sous supervision et avec une préparation (de 2 heures, rien de bien méchant).

Ceux qui me connaissent savent que je ne suis pas sportif du tout (« le secret c’est le sport … jamais de sport » Churchill). Donc autant dire que se retrouver en Janvier en maillot de bain entouré de sportifs, cela fait bizarre.

La préparation

Des exercices de respiration (parce que le palpitant en prend un coup), du yoga énergique et de la méditation. Voilà pour la préparation. La méditation pour quoi faire ? Pour contrôler l’esprit. En effet, instinct de préservation oblige, le cerveau reptilien va donner une seule instruction une fois dans l’eau : SORTIR, et le plus vite possible.

Y aller

Bon, je suis en maillot, je m’apprête à aller dehors, on est en Janvier. Quel crétin de faire ce genre de truc. Bon allez, j’y vais. Et on entre en groupe dans l’eau. Je me précipite dans la partie la plus profonde pour être sûr de ne pas hésiter.

Les sensations ?

Comme des milliers de petits poignards qui t’agressent la peau. Ca pique, et pas qu’un peu. Le souffle un peu court, nous restons dans l’eau les 2/3 minutes. P… c’est long. Pour combler on crie au début (ensuite, moins). Puis c’est marrant, plus personne ne crie. Mais tout le monde parle… même beaucoup.

Puis il faut ressortir

Surtout ne pas courir se mettre au chaud (sinon c’est la crève assurée). Et là, nous sommes dehors à … ne pas avoir froid. Les poignards continuent un peu. Nous sommes tous rouges comme des écrevisses. Bizarre comme sensation ; finalement là ou nous avons le plus froid, c’est à la tête, que nous n’avons pas plongé 3 minutes dans l’eau glacée.

Pas froid du tout, limite même envie d’y retourner

Très étonnant de voir que personne n’a froid. Bon, on n’est pas des nageurs de combat, donc on finit par rentrer….

Au final, une expérience personnelle intéressante qui permet (comme le jeûne finalement) de se rendre compte que l’on est naturellement capable de faire ce qui nous semble impensable.

Pour les voyeurs, je n’ai pas de vidéo (en fait si, mais je n’ai pas demandé l’autorisation des participants donc pas de partage). Du coup je partage une vidéo YouTube (en anglais) sur ce que font les troupes d’élite de l’armée américaine (non, non, je ne me prends pas pour Jason Bourne).

PS : en cherchant la vidéo, je tombe sur des YouTubeurs qui parlent de libido, je précise que ce n’est pas le but de l’exercice (en tous les cas pour moi).

 

PS2 : merci à Valerie qui vient de m’envoyer une vidéo sur Wim Hof qui a pousser l’experience beaucoup plus loin et qui explique l’effet de contrôle sur le froid : https://youtu.be/XBeKqF2EbKo