Chroniques

"Le Mans"
Steve McQueen
1971 Solar Productions

Le Mans

Quand j’ai entendu mon ami Tim parler des 24 heures du Mans avec des étoiles dans les yeux, je me suis dit qu’il fallait ajouter cela à ma Bucket List…

Que du bonheur (et de la découverte)

Ma grand mère est née au Mans (en 1907) et elle en parlait déjà comme d’une épreuve mythique, mondialement connue et reconnue. Pendant 24 heures des pilotes amateurs et pros s’affrontent sur un circuit de 13,626 km (c’est presque 3 fois un circuit de Formule 1 où les dépassements sont rares pendant  1h30). Depuis que les acteurs Steve McQueen, Paul Newman, Jackie Chan et Patrick Dempsey (https://youtu.be/QTof__wGxHI ) participent les américains suivent l’épreuve. Le truc, ce sont les amateurs (éclairés) : il n’y a pas que des pilotes professionnels.

Bref, on arrive le vendredi soir avec Tim, savoir encyclopédique sur l’épreuve, photographe de l’ACO (organisateur) à 15 ans, pilote à ses heures et avec un projet assez dingue (on en reparlera).

Le Mans se déguste à la bière. On commence avec un litre avant d’aller dans les tribunes en face de la grille de départ. Règle numéro 1 quand on fait ce genre d’expérience : y aller avec quelqu’un qui sait. Du coup : la bonne tribune, super bien placé. Avec 250,000 personnes qui viennent sur le circuit, on ne parlera pas d’une compétition confidentielle. Deux points communs avec un concert de Metallica :

1/ La queue pour les toilettes homme est 4 fois plus longue que celle des femmes. Très international. Ça sent la testostérone (et la bière).

2/ Prévoir des bouchons d’oreille

Je ne suis pas non plus venu totalement néophyte : j’ai regardé des docus (Gentlemen Driver, Senna, et le très bon Formula One (c’est de la formule 1, ce n’est pas de l’endurance, mais excellente mise en jambe)).

Je ne reviens pas sur les règles

C’est assez simple : 24 heures ou des pilotes pro (dont Fernando Alonso) côtoient les Gentlemen Drivers (des pilotes privés (avec une certaine aisance financière)). Il y a du niveau : les voitures font 200km/h de moyenne pendant 24h (pointes à 350 km/h). 62 partants et ils ne sont pas là pour faire de la figuration. Ça se bagarre sévère. Appels de phare à 250 km/h entre les voitures, ça se dépasse tout le temps. La nuit c’est encore plus impressionnant : à l’attaque tout le temps.

Comme Tim est un garçon passionné avec des contacts, nous avons eu droit à des privilèges et je dois dire que cela a du bon : visite privée des stands à 2h du matin avec l’odeur de la gomme chaude. Emmené dans le virage d’Indianapolis, siroter du bon rouge à 5h du mat’, le tout dans le confort d’une loge.

Bref, couchés à 7h30 du matin pour revenir à midi et assister à l’arrivée. Une expérience ! Et une organisation ultra huilée (aucune attente au moment où nous sommes repartis, ultra fluide, cela fait du bien de voir une organisation aussi pro en France).

Et pour la Bucket List, il y a 3 épreuves mythiques de sport mécanique (Le Mans, Monaco et les 500 miles d’Indianapolis), manquent 2 ! Le niveau du Mans va être dur à retrouver.

Alors un grand merci à toi Tim, ainsi qu’à Vincent du team Graff (https://www.graffracing.fr) pour une super découverte. Et mon petit doigt me dit que ce n’est pas la dernière fois (Tim, ça c’est pour toi, maintenant faut y aller).

 

Et pour se donner une idée, la Bande Annonce du film qui sort au sujet de la bagarre entre Ford et Ferrari.