Chroniques

Je suis un très très grand con

 

D’après Audiard : « les cons ça ose tout, c’est même à ça qu’on les reconnait ».

Alors je suis un grand con, j’ose vraiment tout et surtout mettre les pieds dans le plat (mode agressif parfois, j’en conviens, @Marjo tu ne diras pas le contraire)

Beaucoup s’arrêtent en disant « non, je ne vais pas oser faire cela » ou « non, je ne vais pas aller demander/dire cela ».

Tout est trop prétexte à l’inaction

Nous avons été conditionné depuis notre premier séjour à l’école à rentrer dans le rang, ne pas oser, ne pas poser de question (de peur de passer pour un ignorant). Et l’habitude a été prise : ne pas oser est devenu une seconde nature. Remplir les cases, ne pas aller contre le statu quo, faire « ce qui est bien ».

Et cela s’applique à tout.

Exemple : j’écris cette chronique depuis le barbier. Tu imagines peut-être un barbier chic avec la taille à 40€, ambiance new-yorkaise et siège en cuir. Tu te plantes, c’est à Bagneux (pas la banlieue la plus chic), la taille est à 8 € et la télé balance C Star à fond (la dernière fois il y avait un manga pour enfant). Bref, c’est typique. C’est marrant, peu de gens que je côtoie auraient l’idée d’y aller. Il faut aussi se mettre dans des situations un peu inconfortables, et ça se passe très bien. Plus on s’habitue, mieux ça se passe.

J’ai été élevé par des parents qui faisaient l’inverse de ce que font les autres. Mère féministe avant l’heure qui me laissait jouer à la poupée et qui exigeait que son fils participe à toutes les taches ménagères (je repasse comme personne) ; père revenu un jour avec une coiffure afro qui a quelque peu dénoté dans les RH d’une grosse société. Bref, le regard des autres n’était pas le maître étalon chez nous. Nous espérons (et essayons) élever nos enfants dans le même esprit.

Le conformisme tue. Les réflexes moutonniers aussi. Donc il faut oser, le plus souvent possible, faire l’inverse du status quo.

Donc oui, M. Audiard, il faudrait plus de cons dans la vie.

 

T’as vu, j’balance sévère, le dingue du week-end. Après Steve Jobs, je viens de me faire Audiard. Bon, j’ai 15 jours pour dégonfler les chevilles.